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Blog créé pour permettre à tous les individus qui le désirent de participer à l'élaboration d'un projet économique pouvant être qualifié DE GAUCHE

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Comment se répartit-on la richesse ? (suite de la richesse)

Suite de la richesse (à lire préalablement)

Si la répartition est égalitaire, chaque individu disposera pour une période donnée, de biens dont la valeur est égale à celle que l’ensemble des autres individus percevra.

Si la répartition n’est pas égalitaire, il faut inventer des critères permettant de répartir les biens disponibles inégalitairement.

Ces critères quels sont-ils ?

·       ceux relatifs au travail

·       le temps de travail,

·       ceux relatifs à l’évaluation du travail

·       la spécificité du travail,

·       position hiérarchique

·       technicité

·       les diplômes acquis,

·       ceux relatifs à une position sociale,

·       acquise par filiation,

·       royauté,

·       acquise par le mérite

·       inventeur,

·       entrepreneur

·       acquise par le type d’emploi

·       commerçant,

·       profession libérale,

·       acquise par les médias,

·       notoriété médiatique,

·       ceux relatifs à un statut social,

·       retraité,

·       accidenté,

·       malade,

·       handicapé,

·       chômeur,

·       etc.

Mais aussi :

·       ceux relatifs à la propriété

·       la valeur des titres possédés,

·       le montant de son épargne

·       etc.

·       et ceux correspondant au financement des dépenses collectives

·       dépenses de fonctionnement

·       rémunérations

·       biens de consommation à usage collectif

·       investissements

 

La répartition des richesses nécessite que l’ensemble de ces critères soient valorisés, et que la richesse globale disponible à une période donnée, soit distribuée en fonction de ces critères.

Les richesses disponibles d’une période à une autre sont en général en légère augmentation, ce qui fait que l’utilisation des mêmes critères d’une période à une autre ne devrait pas donner de grande différence dans la répartition des ressources entre chaque individu.

Si la répartition d’une période sur l’autre est très différente pour certains, c’est évidemment que cette répartition est différente pour d’autres.

 

Le problème de la répartition de la richesse crée implicitement celui de la valorisation des richesses.

1.1.1.      Comment peut-on valoriser les richesses ?

Les biens n’ont pas de valeur intrinsèque. Le seul moyen que l’on ait pour valoriser un bien, est de lui donner pour valeur celle du travail nécessaire pour le rendre disponible, de son lieu d’origine à son lieu de destination, en ajoutant le cas échéant, le travail nécessaire à la transformation des matières utilisées.

 

La matière première transformable, tels les arbres, peuvent avoir une seconde valeur, que l’on peut évaluer en temps. Cette valeur correspond au temps nécessaire à la transformation de l’élément à l’origine de l’arbre en arbre pouvant être exploité par les humains.

A chaque arbre peut être attribué une valeur évoluant avec le temps, dont la base pourrait être le temps nécessaire pour obtenir la taille le rendant disponible à l’exploitation, et dont la valeur à un instant donné, serait traduite en fraction.

Exemples :

·       10/50 ème pour un arbre de 10 ans dont la croissance doit se faire pendant 50 ans pour être exploitable.

·       100/200 ème pour un chêne dont le bois doit servir à la construction nécessitant des arbres très vieux.

Pour chacune des espèces ayant un temps d’évolution différent des autres espèces, la valeur serait différente.

L’inventaire permettrait de connaître ainsi, le volume disponible, par espèce, et celui pouvant être espéré pour l’avenir.

Une méthode destinée à bien gérer le patrimoine forestier.

 

En ce qui concerne les matières premières non renouvelables disponibles, la valeur secondaire que l’on pourrait attribuer à ces matières consiste à indiquer sur chacun des éléments utilisés, le pourcentage de matière par rapport à l’ensemble de la matière disponible estimée.

Cela permettant à chaque utilisateur potentiel, de choisir une matière à la place d’une autre, quand cela est possible, en privilégiant l’utilisation des matières les plus disponibles.

D’autres valeurs pourraient également être indiquées sur chacune des matières, en fonction des éléments que l’on souhaite pouvoir utiliser pour gérer le plus rationnellement l’ensemble des matières disponibles.

Ces valeurs pourraient être par exemple :

·       la quantité d’énergie nécessaire pour produire ces matières à partir de la matière d’origine

·       les métaux comme, le cuivre, l’or, le nickel, à partir du minerai,

·       le temps de travail humain nécessaire à la production de ces matières

·       le temps de travail non humain nécessaire à la production de ces matières

·       la valeur des investissements nécessaire à la production de ces matières.

·       etc.

 

Mais ces valeurs complémentaires ne constituent pas une valeur d’échange.

Or pour échanger, il faut que ce qui est échangé soit valorisé.

Le temps de travail semble donc la seule valeur utilisable pour valoriser les biens mis à la disposition des consommateurs ou des entreprises à une période donnée.

1.1.2.      Valorisation des richesses ?
1.1.2.1.Critère relatif au temps de travail

La valeur des biens est donc appréciée en calculant pour chaque bien, le temps de travail nécessaire à sa production, ou pour les services à leur réalisation.

1.1.2.2.Critère relatif à l’évaluation du travail

Quand le système de rémunération n’est pas égalitaire, il utilise des critères pour modifier l’évaluation de la rémunération du temps de travail.

Cette évaluation modifie sensiblement la valorisation des richesses, si les richesses sont évaluées en tenant compte de l’évaluation spécifique de chaque temps de travail.

 

Mais les biens ainsi valorisés ne tiennent pas compte de l’ensemble des critères de répartition établis par l’ensemble des acteurs de l’économie.

Ils tiennent compte uniquement de critères fondamentaux liés à la production des biens ou à la réalisation des services.

 

Pourtant, cette valeur peut suffir à distribuer à l’ensemble des individus la totalité des biens et des services, en utilisant pour clé de répartition l’ensemble des critères évalués à l’aide de coefficients relativisant chacun des critères par rapport aux autres.

Le total de cette clé de répartition serait obtenu en totalisant les rémunérations correspondant à la production et aux services, en ajoutant les montants correspondant à l’évaluation des sommes versées en raison du statut social, ou de la position sociale, puis les sommes évaluées en fonction de la propriété et enfin les dépenses collectives.

 

Si l’on ne veut plus modifier cette valeur de base, et réussir à répartir les richesses en fonction de l’ensemble des critères préétablis, la solution est de prélever sur les rémunérations, la part correspondant à l’ensemble des autres rémunérations évaluées avec les critères prédéfinis.

Le pourcentage de prélèvement à réaliser sur les rémunérations ayant valorisé la production se calcule ainsi :

(Ensemble des rémunérations à distribuer - rémunérations correspondant à la valorisation de la production et des services) * 100 / Ensemble des rémunérations à distribuer

 

Le pourcentage de prélèvement peut être très important, mais cette façon de répartir les richesses permet de connaître les parts affectées à chaque branche par rapport à la valeur initiale du travail.

 

1.1.2.3.Autres critères de valorisation

L’autre façon de répartir les richesses, est de faire passer les biens par différentes phases permettant à chaque acteur de l’économie d’ajouter le montant de la rémunération qu’il souhaite obtenir, ce qui a pour effet de dévaluer la valeur du travail initial par rapport au travail global qui sera pris en compte.

·       D’abord les systèmes collectifs pour le financement (impôts directs sur les entreprises et charges sociales).

·       de leurs dépenses de fonctionnement,

·       de leurs investissements

·       et la redistribution aux personnes ayant un statut social,

·       puis la rémunération de la propriété,

·       par ajout des intérêts de la rémunération des emprunts

·       par ajout des profits

ou/et d’utiliser les prélèvements sur les rémunérations pour financer une partie des dépenses collectives (impôts directs sur les rémunérations),

et d’utiliser le prélèvement sur la consommation (impôts indirects sur la consommation),

et enfin de repasser pour récupérer une part des revenus provenant de la rémunération de la propriété (impôts directs sur les revenus hors travail).

 

Dans ce dernier système, le seul problème est celui de l’allongement des circuits dans lesquels s’introduisent de plus en plus d’individus, qui prélèvent des rémunérations de plus en plus élevées.

 

L’exemple du sport est très représentatif.

La production d’une paire de chaussure de sport à un coût.

Pour la distribuer, l’entreprise passe par une agence de publicité.

L’agence de publicité passe par les médias.

Les médias passent par les sportifs.

 

Le coût du produit finit par être multiplié par X, car la position spécifique de ces entreprises qui se trouvent sur le passage de l’ensemble des entreprises de production leur permet de prélever des rémunérations très importantes. Et, peu importent les coûts intermédiaires, si le produit finit par être vendu.

 

Il est important de s’assurer que le pouvoir d’achat demeurant aux consommateurs est suffisant pour acquérir l’ensemble des biens de consommation mis à leur disposition sur le marché.

En effet, si dans la longue file des intermédiaires, certains n’utilisent pas le pouvoir d’achat qui leur est distribué pour acquérir ces biens, l’équilibre entre l’offre et la demande ne se fait pas.

Et les stocks ont tendance à s’accumuler chez les distributeurs, alors que le pouvoir d’achat de ceux qui ont perçu beaucoup plus que ce qu’ils peuvent consommer est investi.

Si le pouvoir d’achat est investi dans les entreprises, celles-ci peuvent acquérir les biens de production nécessaires à leur fonctionnement. S’il est investi dans la spéculation, il fait monter artificiellement les cours, mais ne permet pas à l’économie de fonctionner correctement.

 

Quel que soit le mode de répartition utilisé, le but est de faire correspondre la valeur des richesses à celle des critères de répartition.

Dans un cas, on ne change pas la valeur des richesses, et on répartit les ressources basées sur la valeur de la richesse en fonction des critères de répartition,

dans l’autre cas, on adapte la valeur de la production, en revalorisant la richesse pour qu’elle parvienne à égaler les critères de répartition.

Dans le premier cas, on diminue le pouvoir d’achat provenant de la production de richesse, dans le second cas, on augmente la valeur de la richesse produite. Les deux solutions ont pour effet de modifier le rapport entre la rémunération et la valeur des biens.

1.2.            L’accumulation de la richesse

La richesse produite n’est pas distribuée en totalité à ceux qui peuvent se la partager.

Une partie seulement, les biens de consommation, est répartie, alors que l’autre partie, les biens de production, demeurent dans le circuit de la production.

La période d’accumulation est variable en fonction des biens produits.

Un bâtiment industriel reste dans le circuit pendant 20 ou 25 ans.

Une machine de 3 à 10 ans

Le matériel informatique peut être renouvelé tous les deux ans.

L’accumulation des richesses est donc égale à la valeur de tous les biens dont la durée de vie est inférieure à la durée de vie prévue dans l’entreprise.

 

Cette accumulation est obligatoire pour permettre d’accroître plus rapidement la production, car les machines ont la particularité de multiplier la production en créant des gains de productivité.

1.3.            L’accumulation des connaissances

L’accumulation des connaissances peut être individuelle ou collective.

Elle est individuelle pour tous les individus qui mémorisent tout au long de leur vie un ensemble de données qu’ils peuvent utiliser professionnellement ou à titre individuel, selon les besoins.

La connaissance collective, peut être totale ou restreinte.

Elle est totale quand elle est mise à la disposition de l’ensemble des individus.

Elle est restreinte quand elle est mise à la disposition d’un groupe selon des critères spécifiques.

C’est souvent en liant des connaissances de secteurs différents que l’on parvient à faire progresser l’évolution de la connaissance globale, et que l’on améliore la mise en œuvre des connaissances en créant des applications utilisables professionnellement ou par les individus.


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